17/07/2009

Yann Huguet ... revanche !

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Revue de Presse @net !

Marqué par sa non-sélection au Tour de France, Yann Huguet (Agritubel) a saisi, hier sur les routes du Doubs, la meilleure occasion pour évacuer sa frustration. Avec, au bout, une première victoire significative chez les professionnels.
 
 « J’ai vraiment galéré avant et là ça paye, je suis vraiment super content ». Touché, ému, Yann Huguet (25 ans) savoure sa victoire à quelques mètres d’un podium où il voit les retardataires en finir. Fier de sa course, il se dit surtout heureux d’avoir pris une belle revanche. « J’ai appris la semaine dernière que je ne ferais pas le Tour (NDLR : le Tour de France). C’était une grosse déception et je voulais leur prouver qu’ils avaient tort ».
Les directeurs sportifs du groupe Agritubel auront noté le caractère du bonhomme. Qui était pourtant resté discret à l’heure des prémices. « Je n’étais vraiment pas bien, les sensation étaient mauvaises. Je crois que je l’ai fait au courage, à l’expérience ». Le manque de repères ne l’empêchait pas de régulièrement jouer placé dans les points sensibles de la course.


Le palmarès final mettra d’ailleurs tout le monde d’accord. Lauréat de l’épreuve, Huguet a en plus arraché le prix du meilleur grimpeur et remporté le classement des points chauds. De quoi largement estomper les regrets nés de cette non-sélection pour la Grande Boucle. Regrets qui l’ont, sans doute, amené à se surpasser dans le final de ce Tour du Doubs. Frais et surtout malin, cet originaire du Médoc a testé ses adversaires dans le Larmont. Avant d’être tout simplement le plus fort.
En bouchant le trou sur Levarlet, Huguet se sentait pousser des ailes. Dans l’aspiration, sa dernière attaque, à 200 m de l’arrivée, était la bonne. Celle qui lui permettait d’écrire, avec une plume soignée, la première ligne d’un palmarès chez les pros, resté vierge avant son escapade dans le Doubs. « Le parcours m’a vraiment plu, c’était usant » lâchait-il finalement souriant. Et bien heureux du travail accompli, synonyme de belle revanche sur lui-même.

huguet yann

Yann Huguet s’est adjugé, hier, le Tour du Doubs dont l’arrivée était jugée à Pontarlier après 197 kilomètres de course. Le Français de la formation Agritubel a ainsi signé son premier succès chez les professionnels, le tout récent champion de France Denis Champion s’est, lui, classé neuvième.

Yann Huguet uclhsm

Indécise jusqu’à 200 mètres de la ligne d’arrivée, cette édition du Tour du Doubs, copieusement arrosée dans son final, a donné la part belle au suspense. Et à un certain Yann Huguet, vainqueur au sprint.
 
 Loin, tout au loin d’un paysage pontissalien rincé par une pluie battante en fin de course, le Larmont, largement embué par un frimas automnal, attend les derniers courageux. Ceux qui auront fait fi des conditions climatiques dantesques. Comme bien souvent, cette dernière difficulté du tracé sera le juge de paix. Le déclencheur d’une course très longtemps indécise.
Partis sous un franc soleil mortuacien, les 111 coureurs de ce peloton du Tour du Doubs auront en effet souvent joué au chat et à la souris. Le début de course avait beau s’effectuer sur un train d’enfer (47km/h sur la première heure), aucun bon de sortie n’était permis pour les différents fuyards. Francis Mourey, en tête au sommet de la côte de Belleherbe, avait visiblement les bonnes jambes et se montrait ostensiblement. Sans succès. Son camarade franc-comtois Steve Chainel faisait quant à lui le yo-yo avant de lâcher prise dans la montée de Pont-les-Moulins, que Mourey franchissait à nouveau en tête.

Champion dynamite la course

Un groupe de dix hommes en profitait pour prendre les devants. Actifs, Mourey, Hartmann, Mombaerts, Huguet et Kadri faisaient croire au bon coup de la journée. La plaine de Nancray et la toujours redoutée côte de Montfaucon redistribuaient pourtant les cartes et faisaient surtout mal à Francis Mourey (qui finira 19e à près de cinq minutes). Alors qu’un groupe de six hommes bascule en tête après Montfaucon, le peloton, scindé en deux, commence en effet à enclencher sous l’impulsion d’un sérieux client.
En retrait jusqu’ici, le tout récent champion de France appuie fort sur les pédales. Devant, les échappés sentent bien que le vent à tourner. Avec 38 secondes d’avance avant la côte de Chantrans, le coup est voué à l’échec. D’autant que Dimitri Champion, de mieux en mieux, plante une mine au début de ce raidillon. Mines crispées, visages rongés par les stigmates, les concurrents du maillot tricolore (deuxième au sommet de Chantrans) tentent de s’accrocher dans cette dernière partie de course, complètement dynamitée. Mais toujours aussi indécise.

Huguet surprend Levarlet

D’attaques et attaques, 15 hommes (dont le champion de France et surtout quatre éléments d’AG2R) parviennent à creuser un écart de 32 secondes avant Sombacour. Intéressant, mais pas suffisant au moment où une pluie battante donnait rendez-vous avec une folle fin de course. A la sortie de Houtaud, Huguet tentait sa chance, une première fois. Impossible en effet, à cet instant, de prévoir que le futur vainqueur allait remettre le couvert dans le Larmont.
Ce Larmont, si humide et piégeur, qui avait suivi des routes pontissaliennes littéralement gorgées d’eau, voyait ainsi Yann Huguet (Agritubel) attaquer fort. « Je rentre très rapidement sur lui et je vois ensuite revenir Mazet et Guillou, on était quatre… » explique Guillaume Levarlet, récent dixième de la Route du Sud, et visiblement très fort dans un final où Dimitri Champion (9e sur la ligne à près de deux minutes) craque. « Je connaissais en plus la descente. C’était trempé mais je l’ai fait à bloc ». Avec quelques longueurs d’avance sur Mazet, le coureur de la Française des jeux est proche de la victoire. Proche seulement. Repris par Guillou et Huguet à la flamme rouge, il ne parvient pas à répondre à la terrible attaque de Huguet à 200 mètres de la ligne d’arrivée. Ligne qui verra ce dernier exploser de joie. Normal, après un tel suspense


- les impressions du vainqueur : "j'ai 25 ans et je suis originaire du Medoc. Je ne connaissais pas du tout cette région mais le parcours usant me convenait. Les costauds ont émergé et les gars se sont découragés à l'arrière avec la forte pluie. Pourtant je n'avais pas de bonnes sensations au départ et cela a duré une bonne partie de l'après-midi mais depuis que j'avais appris seulement dimanche dernier à Saint-Brieuc ma non sélection pour le Tour de France, j'avais un esprit vraiment revanchard et c'est cela qui m'a motivé."

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19:37 Écrit par bellxone@hotmail.fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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